
2022 année de lutte collective pour une société féministe !
La Confédération du Planning familial vous souhaite une heureuse année 2022, année de lutte collective pour une société féministe.
La Confédération du Planning familial vous souhaite une heureuse année 2022, année de lutte collective pour une société féministe.
Plus Belle la Nuit est un collectif inter-partenarial de réduction des risques qui milite pour la santé festive dans les Bouches-du-Rhône.
Vous pouvez les rencontrer sur leur stand en festivals, free-party, concerts, ou pendant leurs maraudes à Marseille et Aix pendant l’été : iels vous proposeront du matériel (préservatifs, éthylotests, bouchons d'oreilles, roule ta paille, etc.) et des temps d’écoutes. Iels sont également présent·es sur les réseaux sociaux et pendant des temps de rencontres collectifs – Vous trouverez toutes les infos sur leur Fb et Insta !
Dernièrement, Plus Belle la Nuit s’est investie sur la problématique des violences sexistes et sexuelles en milieux festifs, et notamment avec la publication d’une brochure sur le sujet, intitulée On en parle de la soirée d’hier ?. Vous y trouverez des infos et des ressources : ce que dit la loi, le rapport entre consentement et les prises de produits psychoactifs, des adresses d’associations, etc.
N’hésitez pas à passer au Planning ou dans les assos partenaires pour récupérer cette brochure et discuter de ce sujet si vous en ressentez le besoin !
Assos partenaires : Le Tipi festif / Asud / Bus 31/32 / Avenir Santé / Aides…
Depuis le 30 septembre dernier, tous les jeudis matins, une médecin ou une sage-femme, avec un.e conseillèr·e conjugal.e et familial·e ainsi qu'une bénévole se réunissent pour accueillir ensemble des personnes ayant décidé d'avorter par voie médicamenteuse dans un cadre collectif.
Cette forme d'accueil permet des échanges d'informations, de savoirs, des partages de vécus et de ressentis entre les personnes présentes concernées par l'IVG. Cela permet également d'aborder les questions de contraceptions féminines et masculines, d'IST, de violences, de plaisirs...
Les accueillant·e·s sont là pour soutenir ces échanges dans un cadre bienveillant. Les consultations médicales individuelles pour la délivrance du premier médicament abortif ont lieu en parallèle du collectif.
D'après les évaluations réalisées auprès de 39 femmes reçues en octobre / novembre, la grande majorité d'entre elles :
« Cela m'a rassuré puis il y avait certaines filles qui avaient déjà vécu l'IVG elles nous ont fait part de leurs expériences ; je trouve que cet échange permet de rassurer ainsi que de se libérer au niveau des appréhensions de l'IVG »
« Je suis très contente d'être passée par le planning, je me suis sentie écoutée sans jugement. Merci beaucoup »
« J'ai trop kiffé d'être à plusieurs »
Le premier bilan motive les accueillant.e.s, pour qui la mise en place de cette nouvelle activité a demandé du temps et de l’énergie pour se coordonner, se former, puis s’ajuster et se sentir à l’aise. Les retours positifs font part de solidarité et de liberté d'échange sur l'IVG et la sexualité, sans jugement, entre les personnes présentes, qui se sentent ainsi plus sereines pour vivre cet épisode de leur vie.
Le Planning Familial 13 anime un programme de prévention des violences, en particulier des violences sexuelles, auprès d’enfants, principalement en CM2. Ce programme intitulé « Mon Corps, moi et les autres » se déroule sur 4 séances en demi-groupes auxquelles s’ajoute une séance de proposition d’entretiens individuels
Lors de cette dernière séance, pendant que certain.es élèves viennent parler seul.e ou à deux aux animatrices, d’autres participent à des activités en autonomie. Une douzaine de livres leur sont alors proposés pour prolonger les thématiques abordées pendant les séances : autour des violences et du consentement, du genre et des stéréotypes de genre, mais aussi des émotions.
En cette fin d’année, trois nouveaux ouvrages autour de l’anatomie sont venus compléter la sélection : deux Petits illustrés de l’intimité sur les anatomies sexuelles et Le petit guide de la foufoune sexuelle. Ces ouvrages parus en 2021 proposent des informations claires, avec de belles illustrations, représentent de la diversité des anatomies et déconstruisent les stéréotypes de genre.
Une petite équipe composée de membres du Planning 13 et du CIDFF 06 et 13 a commencé à s'initier au travail d'archivage dans les associations sous la houlette de Fabienne Tiran archiviste au Mucem.
En effet que ce soit pour des questions légales ou de transmission, beaucoup de documents doivent être conservés. Lesquels, pourquoi (loi ou historique), combien de temps, où, comment ? Autant de questions auxquelles nous avons cherché des réponses avec le Planning Familial 13 comme terrain d'entrainement.
Ce 1er décembre nous avons exploré le container de la cour du Planning qui a été mis là justement pour conserver les archives. Crystel Grosso documentaliste et archiviste du Planning national était avec nous. La confédération a d'ailleurs édité un guide d'archivage à l'intention des associations départementales du planning qui peut servir à d'autres associations. C'est un travail qui doit se faire régulièrement et qui va concerner aussi les documents numériques.
Prochaine journée en mars. Au menu : une journée container avec tri, en vue du rangement et de la conservation ou de la destruction. Les bénévoles qui souhaiteraient y participer seront les bienvenu·es.
Le 25 novembre, journée internationale contre les violences sexuelles et sexistes, mobilisation des équipes du Planning Familial pour aller à la rencontre du public comme des institutions.
À Marseille, le siège de la région Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur accueillait les Assises de lutte contre les violences faites aux femmes. L’occasion pour Marie Beaurepaire de la fédération régionale du Planning Familial de réaffirmer l’engagement de l’association sur ces questions en signant la Charte de lutte contre les violences faites aux femmes.
À Aix-en-Provence, le planning a tenu à assurer une présence active et militante au colloque sur les violences faites aux femmes organisé au Cube de la faculté de Lettres d'Aix-Marseille. Dans la journée, 5 sessions suivies de débats sur des thématiques telles que les « Violences conjugales et ses conséquences », la « Prise en charge policière et judiciaire des violences conjugales », etc.
Chaque colloque a apporté des informations pratiques, mais aussi ouvert le débat pour améliorer la prise en charge des femmes victimes de violences, que ce soit sur le terrain ou au niveau de la loi, ou encore sur le plan médical. L’occasion d’élargir sur la nécessité du partenariat pour répondre aux besoins de ces femmes.
Notre stand a eu du succès, beaucoup de personnes sont venues échanger et discuter avec nous ! Des étudiant·e·s intéressé·e·s par le métier de conseiller·e conjugal·e et familial·e, des personnes concernées elles-mêmes par des violences (passées ou présentes), des partenaires, etc. Chacun·e a pu trouver de l'écoute, des informations et des ressources.
#stopviolenceagainstwomen
C’est à ce mot d’ordre que 18 femmes du Collectif Femmes Plus se sont retrouvées, sous le signe de l’exceptionnel.
Exceptionnel, le programme de cette dernière rencontre de l’année 2021 l’a été à plusieurs titres :
Sur un sujet difficile, la compagnie des Chimères a su faire sourire grâce à une mise en scène démonstrative, souvent drôle, et à une écriture tout en finesse, en justesse.
« Ne jamais laisser jamais personne me rabaisser », « Je me sens moins seule quand je partage avec des femmes comme moi », peut-on lire parmi les bilans de ces journées !
Le Collectif Femmes Plus regroupe 4 associations (le Planning Familial 13, Sol en Si, Réseau Santé Marseille Sud, Aides) et des femmes concernées par le VIH, le VHC, le VHB. Afin de favoriser une meilleure prise en compte du vécu quotidien des femmes touchées, il organise plusieurs rencontres annuelles qui constituent un espace de parole et d'échange.
À l’occasion de la sortie, le 24 novembre, du film « L’Événement », adapté du livre d’Annie Ernaux sur l’avortement, mais aussi de l’examen, fin novembre, par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi permettant l’allongement du délai de recours à l’IVG de douze à quatorze semaines de grossesse, nous avons invité des femmes publiques à prendre la parole sur leur avortement.
Car si, dans notre pays, il est légalement possible d’avorter, les femmes, pour la plupart, taisent ce moment de leur vie. Le silence qui entoure le recours à l’IVG est assourdissant.
Ça tombe bien Olivier Bertrand a réalisé le documentaire « Le Château en Santé, un centre de santé pas comme les autres » et il est disponible sur le site de France 3 Paca.
Le Château en santé à Marseille est un centre de santé porté par une association à but non lucratif et il s’adresse aux habitant·e·s des quartiers de Kalliste, la Granière, la Solidarité, les Bourrely.
Il propose des consultations de médecine générale, des entretiens sociaux ou infirmiers, un suivi orthophonique…
Le projet est né d'un groupe de réflexion et d'actions, le « Massilia Santé System ». Ce groupe développait une pensée critique sur le système de santé, prenait position et tentait d'insuffler des transformations dans les pratiques de soins.
Ce lieu est aussi un espace de rencontre autour d’un café, d’échanges sur la santé, sur le « prendre soin », de réflexions collectives, avec les habitant·e·s et les professionnel·le·s du territoire sur les besoins en santé du territoire, sur le fonctionnement d’une telle structure, sur les moyens de favoriser l’accès aux soins et de lutter contre les inégalités sociales de santé.
Le vendredi 1er octobre 2021, une partie des salarié·e·s, médecins et bénévoles du Planning Familial 13 ont partagé ensemble une journée de réflexion autour de la thématique du racisme structurel.
Cette journée de formation a été animée par Rachida Brahim et Soraya Guendouz-Arab, toutes deux coordinatrices de l’association marseillaise Approches, Cultures et Territoires. ACT est un centre de ressources, de formation et de recherches cliniques, qui accompagne "toute personne y compris des acteurs publics et privés qui souhaitent comprendre le phénomène migratoire et agir en faveur de la justice sociale ».
Leur approche issue des pédagogies nouvelles, de l’éducation populaire, est aussi empreinte de sensible.
Pour venir parler de ce sujet complexe qu’est le racisme et notamment structurel, elles ont proposé de partir des récits intimes de chaque personne en passant par l’écrit, le dessin, l’expression orale de soi face au groupe. Cela a permis de tisser du commun dans les récits individuels partagés, de mettre en lumière des mécanismes puissants de reproduction et perpétuation de rapports sociaux de race.
Après être parti·e·s des expériences individuelles et personnelles, nous avons exploré des situations professionnelles, en cherchant à identifier quels ressorts étaient à l’œuvre, quels étaient les nœuds.
Cette journée a été forte en émotions, riches en partages et a permis de continuer à travailler collectivement ces questions et enjeux de racisme structurel. Nous avons unanimement salué la qualité d’écoute et d’animation des deux animatrices et nous les remercions encore chaleureusement. Elles reviennent courant novembre pour proposer cette même journée à d’autres salarié·e·s et bénévoles de l’association. On les attend avec impatience.